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2012-05-31
Nouvelle

Commission de la construction du Québec (CCQ) Les employés syndiqués rejettent l’offre « globale et finale »

Grève générale illimitée le 3 juin à minuit à moins d’une entente

Montréal, le 30 mai 2012 - C’est dans une proportion de 86 % pour cent que les membres du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – Québec, section locale 573 (SEPB 573) à l’emploi de la CCQ ont rejeté l’offre « globale et finale » de l’employeur à l’issue d’un vote tenu hier. Cette proposition, dont la direction du syndicat recommandait le rejet, était en deçà des paramètres négociés avec les cadres de la CCQ et toutes les autres organisations des secteurs public et parapublic.

Dernière chance
« À défaut d’une entente d’ici dimanche prochain à minuit, nos membres déclencheront une grève générale illimitée, a déclaré le directeur exécutif du SEPB-Québec, M. Serge Cadieux. « Nous tenons la présidente directrice générale Diane Lemieux personnellement responsable de l’enlisement des négociations et du gâchis actuel à la CCQ », a ajouté M. Cadieux. Le 3 mai dernier, les membres du syndicat avaient voté à 96% en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le SEPB-Québec trouve déplorable l’attitude de confrontation affichée par madame Lemieux depuis son arrivée à la tête de la CCQ. Celle-ci a rejeté toutes les propositions syndicales visant à dénouer l’impasse, dont une offre d’arbitrage et une solution concrète pour rétablir l’équilibre du régime de retraite.

Où est la ministre du Travail?
Pendant ce temps, la ministre du Travail, Lise Thériault, responsable de la CCQ, est totalement absente du dossier alors que l’organisme est la pierre angulaire de la stratégie du gouvernement Charest pour mettre de l’ordre dans l’industrie de la construction. « Depuis le début du conflit, toute la patinoire a été laissée à Diane Lemieux par le secrétariat du conseil du Trésor, avec les résultats désastreux qu’on connaît », a déploré Serge Cadieux. Faisant un parallèle avec le conflit étudiant, le directeur exécutif du SEPB-Québec a prévenu que l’absence de volonté de régler du gouvernement risque de provoquer une radicalisation des positions au moment où la CCQ a d’énormes défis à relever, dont la mise en place d’un nouveau système de référence de la main-d’œuvre sur les chantiers.

Impacts
Une grève générale à la Commission de la construction du Québec aurait des effets immédiats sur le fonctionnement de l’industrie, à commencer par le vote d’allégeance syndicale des 160 000 employés de la construction, géré par la CCQ. Ce vote doit avoir lieu du 4 au 25 juin prochain. L’inspection des chantiers, la gestion des plaintes, la lutte contre le travail au noir, la formation de la main-d’œuvre et la délivrance des cartes de compétence seraient également paralysées par un arrêt de travail à la CCQ. « J’en appelle à la ministre du Travail et à la présidente du secrétariat du conseil du Trésor. La dernière fenêtre d’opportunité est en train de se refermer. Nous sommes prêts à résoudre ce conflit autrement que par l’affrontement et le rapport de forces traditionnel; malheureusement, la CCQ ne semble pas dans le même état d’esprit », a conclu M. Cadieux.

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