Commission de la construction du Québec
(CCQ)Les employés syndiqués rejettent
l’offre « globale et finale »
Grève
générale illimitée le 3 juin à minuit à moins d’une entente
Montréal, le 30 mai 2012 - C’est dans une proportion de 86 % pour
cent que les membres du Syndicat des employées et employés
professionnels-les et de bureau – Québec, section locale 573 (SEPB
573) à l’emploi de la CCQ ont rejeté l’offre « globale et finale »
de l’employeur à l’issue d’un vote tenu hier. Cette proposition,
dont la direction du syndicat recommandait le rejet, était en deçà
des paramètres négociés avec les cadres de la CCQ et toutes les
autres organisations des secteurs public et parapublic.
Dernière chance
« À défaut d’une entente d’ici dimanche prochain à minuit, nos
membres déclencheront une grève générale illimitée, a déclaré le
directeur exécutif du SEPB-Québec, M. Serge Cadieux. « Nous tenons
la présidente directrice générale Diane Lemieux personnellement
responsable de l’enlisement des négociations et du gâchis actuel à
la CCQ », a ajouté M. Cadieux. Le 3 mai dernier, les membres du
syndicat avaient voté à 96% en faveur de moyens de pression pouvant
aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le SEPB-Québec trouve
déplorable l’attitude de confrontation affichée par madame Lemieux
depuis son arrivée à la tête de la CCQ. Celle-ci a rejeté toutes
les propositions syndicales visant à dénouer l’impasse, dont une
offre d’arbitrage et une solution concrète pour rétablir
l’équilibre du régime de retraite.
Où est la ministre du
Travail?
Pendant ce temps, la ministre du Travail, Lise Thériault,
responsable de la CCQ, est totalement absente du dossier alors que
l’organisme est la pierre angulaire de la stratégie du gouvernement
Charest pour mettre de l’ordre dans l’industrie de la construction.
« Depuis le début du conflit, toute la patinoire a été laissée à
Diane Lemieux par le secrétariat du conseil du Trésor, avec les
résultats désastreux qu’on connaît », a déploré Serge Cadieux.
Faisant un parallèle avec le conflit étudiant, le directeur
exécutif du SEPB-Québec a prévenu que l’absence de volonté de
régler du gouvernement risque de provoquer une radicalisation des
positions au moment où la CCQ a d’énormes défis à relever, dont la
mise en place d’un nouveau système de référence de la main-d’œuvre
sur les chantiers.
Impacts
Une grève générale à la Commission de la construction du Québec
aurait des effets immédiats sur le fonctionnement de l’industrie, à
commencer par le vote d’allégeance syndicale des 160 000 employés
de la construction, géré par la CCQ. Ce vote doit avoir lieu du 4
au 25 juin prochain. L’inspection des chantiers, la gestion des
plaintes, la lutte contre le travail au noir, la formation de la
main-d’œuvre et la délivrance des cartes de compétence seraient
également paralysées par un arrêt de travail à la CCQ. « J’en
appelle à la ministre du Travail et à la présidente du secrétariat
du conseil du Trésor. La dernière fenêtre d’opportunité est en
train de se refermer. Nous sommes prêts à résoudre ce conflit
autrement que par l’affrontement et le rapport de forces
traditionnel; malheureusement, la CCQ ne semble pas dans le même
état d’esprit », a conclu M. Cadieux.