2012-05-24
Nouvelle
Les 600 membres du SEPB-573 mettent en
œuvre des moyens de pression GRÈVE À LA
COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC (CCQ)
Alors que les deux parties s'étaient entendues
sur la presque totalité de la nouvelle convention collective avant
l'arrivée de Diane Lemieux à la tête de la CCQ, la nouvelle équipe
de négociation patronale a déposé en mars dernier pas moins de 189
nouvelles demandes, dont l'abolition de la sécurité d'emploi et une
réduction d'environ 15 % de la rémunération globale des employés. «
Madame Lemieux joue la carte de la provocation; elle veut réécrire
complètement la convention collective et nous la faire passer au
bulldozer. Je voudrais lui rappeler une fois de plus que la CCQ est
régie par le même régime de négociation que tous les autres
organismes des secteurs public et parapublic et que nous sommes
prêts à régler selon les mêmes paramètres financiers », a indiqué
M. Cadieux.
Régime de retraite
Pour le SEPB-573, le seul élément en litige est le régime de
retraite et le syndicat a fait une proposition pour éliminer le
déficit de coût courant du régime. La CCQ a refusé au printemps
d'aller en arbitrage sur cette question et a déposé des demandes
inacceptables qui auraient pour effet de soustraire le régime de
retraite de la convention collective et de permettre à l'employeur
de le modifier à sa guise.
Compte tenu du refus de la CCQ de retirer ses 189 demandes, le
SEPB-573 a donc mis en œuvre des moyens de pression tels que
prévus. La CCQ n'a assumé aucun service pendant les 24 heures de
grève et le syndicat prévoit une accentuation des moyens de
pression d'ici le scrutin d'allégeance syndicale des 160 000
travailleurs et travailleuses de l'industrie de la construction qui
doit commencer le 4 juin prochain.