2007-06-19
Nouvelle
La Cour suprême dit que le droit de
négocier collectivement est protégé par la Charte
La Cour a jugé à six contre un que la Health
and Social Services Delivery Improvement Act (loi sur
l'amélioration de la prestation des soins de santé et des services
sociaux) adoptée par le gouvernement de la Colombie-Britannique en
2002 privait les travailleurs et les travailleuses de la santé de
cette province de leurs droits, et particulièrement du droit à la
liberté syndicale que leur garantit la Charte des droits et
libertés.
« Le jugement rendu aujourd’hui oriente le Canada dans la bonne
voie. La liberté syndicale des travailleurs et travailleuses
comprend enfin le droit de négocier une convention collective que
le gouvernement ne peut pas annuler à son gré », précise M.
Georgetti.
Les syndicats ont soutenu que la loi de la C.-B. revenait à une
privation du droit des travailleurs et travailleuses de négocier
collectivement dans l’ensemble du secteur des services sociaux.
L’adoption de cette loi a eu pour effet de changer les conventions
collectives de façon à permettre au gouvernement de mettre en
vigueur son plan de distribuer à contrats le travail de ses
employés syndiquées à une main-d’oeuvre beaucoup moins bien payés.
Le Congrès du travail du Canada, représenté par le cabinet
d’avocats Sack Goldblatt Mitchell, a compté parmi les intervenants
dans la cause.
Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement
syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs
canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux
du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail
et 136 conseils du travail de district. Site web :
www.congresdutravail.ca.
Renseignements : Jeff Atkinson, Communications, 613-526-7425 et
613-863-1413