La FTQ appuie les membres de son Syndicat
des employés professionnels et de bureau (SEPB) qui veulent se
donner un syndicat canadien autonome
Montréal, le 8 juin 2004 --- La FTQ appuie
entièrement les membres de son Syndicat des employées et employés
professionnels et de bureau (SEPB) qui ont entrepris les démarches
nécessaires afin de se donner un syndicat canadien autonome du
syndicat international, a fait savoir aujourd’hui M. Henri Massé,
président de la centrale. «Les dirigeants du SEPB ont toujours
fait passer les intérêts de leurs membres avant tout. Leur démarche
est sérieuse, réfléchie et légitime», déclare M. Massé.
«Des négociations entre le syndicat international, dont le siège
est à New York, et les dirigeants canadiens du syndicat n’ont pas
permis de dégager une solution acceptable pour nos membres au
Canada et au Québec, indique M. Serge Cadieux, vice-président
de la FTQ et directeur du SEPB-Québec qui représente plus de 12 000
des quelque 30 000 membres que compte le syndicat au Canada.
«Partout au Canada, nos membres ont rejeté unanimement les
dernières propositions du syndicat international. Ces propositions
modifient radicalement la capacité des syndiqués canadiens de
participer à la vie démocratique du syndicat et de prendre part aux
décisions les concernant.»
«Nous sommes étonnés de l’intransigeance et de la mauvaise foi
du syndicat international, ajoute M. Cadieux. Nous
n’acceptons pas leur proposition de fausse autonomie qui fait des
syndiqués canadiens des sous-membres n’ayant aucun droit de regard
sur les cotisations versées au syndicat international. Nous perdons
le droit de participer au congrès international, de faire élire des
représentants à l’exécutif et de voter sur des hausses de
cotisation.»
La consultation des membres va bon train et les résultats à ce jour
indiquent une adhésion massive au projet de création d’un syndicat
canadien autonome.
Injonction rejetée
Jeudi dernier (le 3 juin), la Cour suprême de la
Colombie-Britannique a rejeté une injonction demandée par le
syndicat international pour mettre fin à la consultation entreprise
par les sections locales auprès de tous les membres canadiens afin
d’obtenir l’autorisation de former un syndicat autonome. La Cour
suprême de cette province indique, dans son jugement, que le
syndicat international ne subit aucun préjudice du seul fait que
les membres canadiens se prévalent d’une disposition des statuts et
règlements du syndicat prévoyant une consultation et l’obtention
éventuelle d’une autonomie canadienne. Elle indique qu’il s’agit
plutôt d’un manquement à la démocratie à l’encontre des syndiqués
canadiens.
Gestes de solidarité
M. Cadieux dément par ailleurs catégoriquement le contenu d’une
annonce publiée en fin de semaine par le syndicat international,
dans plusieurs journaux, qui prétend que les Travailleurs canadiens
de l’automobile (TCA) ont «proposé de payer plus d’un million de
dollars pour que nos membres les rejoignent». «Il faut voir dans le
soutien de syndicats amis, tout comme dans le soutien de la FTQ et
du Congrès du travail du Canada (CTC), des gestes de solidarité à
l’égard de travailleuses et travailleurs en quête d’autonomie»,
conclut M. Cadieux.