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Nouvelles

2014-04-23

Les juristes de la Ville de Montréal en grève : une question d'équité !

MONTRÉAL, le 23 avril 2014 /CNW Telbec/ - Les 132 juristes de la Ville de Montréal ont annoncé ce matin qu'ils seront en grève générale illimitée à compter du 5 mai prochain. Les juristes, membres de la section locale 571 du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec), sont sans contrat de travail depuis décembre 2011.

« C'est avec beaucoup de regrets que les juristes auront recours à la grève, explique la directrice adjointe du SEPB-Québec et conseillère syndicale du dossier, Kateri Lefebvre. S'ils sont conscients de l'état des finances publiques de la Ville, ils savent aussi que cette dernière a englouti des sommes énormes à l'externe, en confiant certains mandats à des cabinets privés d'avocats. Aujourd'hui, plusieurs reconnaissent combien cette pratique a été désastreuse pour la Ville de Montréal.

« On peut donc comprendre plus facilement que les juristes demandent minimalement le maintien des postes actuels, une reconnaissance des heures supplémentaires effectuées ainsi qu'un niveau de rémunération égal à celui des juristes de l'État, à l'emploi du gouvernement du Québec. »


En première ligne avec les citoyens

Le président du syndicat des juristes, Jean-Nicolas Loiselle, explique que les conditions de travail des juristes de la Ville ne sont pas toujours faciles, notamment en matière pénale et criminelle : « Tous les jours, les procureurs ont à traiter de dossiers de violence conjugale, d'itinérance, de toxicomanie ou de harcèlement criminel. Tantôt avec les accusés, tantôt avec les victimes ».

La vice-présidente du syndicat des juristes et porte-parole, Mylène Bergeron, ajoute « qu'en matière civile, les juristes jouent un rôle de premier plan : ce sont eux qui donnent les avis juridiques à l'administration ou aux élus. Le maire Denis Coderre, le 3 décembre dernier, a affirmé à l'Assemblée nationale que s'il y avait une chose qui fonctionnait à Montréal, c'était le contentieux des juristes. C'est bien de le dire, mais ce serait mieux si la Ville reconnaissait leur travail à sa juste valeur ».

Il faut savoir que les juristes, payés sur une base de 35 heures par semaine, travaillent régulièrement entre 40 et 45 heures et que plusieurs d'entre eux sont temporaires.

« Montréal doit se doter d'une équipe de juristes permanents, tout en continuant de maintenir une équipe de haut calibre. La Ville de Montréal et sa population ne s'en porteront que mieux ! », concluent les leaders syndicaux.

Le SEPB-Québec représente plus de 16 000 travailleuses et travailleurs au Québec.

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